Robuste,
équilibré, doué d’une grande mémoire, dépourvu de toute agressivité,
réceptif et adaptable, obéissant et intelligent, pouvant transgresser
un ordre donné à mauvais escient, capable d’initiatives et d’apprécier
une situation, le chien guide devra en toute circonstance, trouver la
solution qui convient.
Pour
ce faire, le chien guide répond à une trentaine de mots clés et est
vraisemblablement en mesure d’en assimiler bien davantage tout au long
de sa vie ; aussi, il est avant tout sensible au langage du corps,
captant les postures, les mimiques, les émotions, autant de moyens de
communication qui sont propres à son espèce.
Son
éducation lui permet de reconnaître sa droite et sa gauche, de répondre
à des ordres simples : en avant, tout droit, stop, donne les lignes,
cherche la porte, etc.
A la manière d’un automobiliste qui doit
évaluer l’envergure de son véhicule avant d’effectuer une quelconque
manœuvre, conscient d’une présence constante à son côté, le chien guide
doit intégrer à sa propre enveloppe corporelle celle de son maître,
évaluer l’espace ainsi occupé et en tenir compte pour adapter les
mouvements de son corps afin de faire éviter à la personne, tous
obstacles latéraux, au sol ou en hauteur.
Le
chien guide saura, à la demande, trouver : une porte, un escalier, une
chaise, une boîte aux lettres, la bouche de métro, la sortie de la
gare, l’ascenseur, la pharmacie, etc. A chacun des mots ainsi évoqués,
correspond pour lui, soit un lieu déjà connu, un emplacement déjà
repéré, soit un ensemble de données que, par analogie avec une
situation déjà rencontrée, il est capable d’intégrer, ce qui lui
permettra d’adopter le comportement approprié.
Lorsqu’ils
seront « soudés » par une confiance réciproque, lorsqu’une vraie
complicité les unira, lorsqu’une grande tendresse se sera instaurée
entre eux, ensemble, le chien guide et son maître, seront capables de
réaliser de vrais prodiges.
Alors, on parlera d’une vraie, d’une grande, d’une belle réussite.